La consultation avec le médecin a souvent une durée limitée et le patient a des difficultés à retenir toutes les informations dispensées par le praticien en quinze minutes.  Devant le besoin du patient de recevoir des informations claires, simples et précises en ce qui concerne les risques, les résultats et les conséquences du geste chirurgical, ce site a comme objectif de prolonger la consultation et de donner au patient une information complète.

Les informations données sur ce site ne sont là que pour préparer au mieux votre rencontre avec votre médecin. Vous pouvez déjà lire les dossiers préparés sur chaque intervention par la société française de colo-proctologie, pour vous donner une information la plus éclairée possible.

1ère consultation proctologie

L’examen proctologique est un examen réalisé par un médecin spécialisé en colo proctologie.

Dans la première partie de l’examen ou entretien, le médecin interroge le patient sur le motif de sa visite, il recherche ensuite la présence des certains symptômes (douleurs, saignements, tuméfactions,…).

La deuxième partie se caractérise par un examen abdominal, périnéal et anal.

L’examen anal comprend l’inspection de la marge anale, un toucher rectal et il est complété par une anuscopie.

L’anuscopie, pratiquée par un speculum pour anus,  est un examen diagnostic peu invasif, généralement indolore, d’une durée de 5 minutes, qui permet une visualisation directe de la pathologie anorectale.

A l’issue de données recueillies lors de deux premières parties de l’examen, le médecin peux enfin élaborer son diagnostic et proposer un traitement (médical ou chirurgical) ou d’autres examens complémentaires.

Si une intervention est prévue, le chirurgien doit fournir une explication précise sur le déroulement de l’intervention (type d’anesthésie, douleur après l’intervention…) et informer sur les suites opératoires ainsi que sur les risques éventuels. Le « risque zéro » n’existe pas (comme dans toute opération chirurgicale).

Le chirurgien vous donnera des informations sur le plan médical :

  • Sur le mode de prise en charge: ambulatoire (vous pourrez ressortir le jour-même) ou en hospitalisation conventionnelle.
  • Sur le mode d’anesthésie. Le choix et le mode d’anesthésie seront expliqués de nouveau par l’anesthésiste lors de la consultation préopératoire d’anesthésie, obligatoire avant toute intervention.
  • Sur l’intervention. Le déroulement de l’intervention sera expliqué ainsi que le réveil, les suites immédiates, la prise en charge de la douleur, le premier pansement, la sortie, etc…
  • Sur les pansements et les conseils après l’intervention.
  • Sur les consultations postopératoires. Le planning des consultations pour surveiller le bon déroulement des suites opératoires sera défini

Consultation d’anesthésie

Avant toute intervention, une consultation d’anesthésie reste obligatoire. Vous pourrez prendre un rendez-vous directement après votre consultation au secrétariat de l’Hôpital Privée Val D’Yerres (lien vers contacts).

Consultation post-opératoire

Après une intervention chirurgicale, le patient sera revu en consultation à J+7, J+21 et 1 mois post opératoire, ceci afin de vérifier l’évolution clinique, la cicatrisation et qu’il n’y a pas de complication.

Les comptes rendus opératoire, d’hospitalisation et des différentes consultations seront envoyés au patient et au médecin traitant.

 

Informations pratiques avant l’intervention

Sur le plan pratique :

Les interventions ont lieu le Lundi matin à l’Hôpital Privé du Val d’Yerres (lien vers la carte + adresse). Vous serez hospitalisé(e) à partir de 9h à jeun. Le terme à jeun avant une intervention signifie que vous devez arrêter toute alimentation 6 heures avant l’intervention. En pratique, à partir de minuit.

Sur le plan médical :

Avant l’intervention :

Aucun régime n’est nécessaire avant la chirurgie. Un lavement la veille et le matin de l’opération sera prescrit d’un côté pour bien vider l’ampoule rectale, de l’autre pour éviter la formation d’un bouchon de selles difficile à évacuer après l’opération.

Il sera demandé au patient de se doucher à son domicile, avec un savon antiseptique la veille et le matin de l’intervention. (Fiche d’information + lien).

L’ordonnance pour les suites opératoires sera remise avant l’opération lors de la consultation de proctologie. Il est conseillé de se procurer les médicaments au préalable afin d’en disposer dès le retour à domicile.

Tous les préparatifs propres à chaque intervention seront plus détaillés lors de la consultation.

Retour à la maison :

Du fait de l’anesthésie, il est demandé aux patients de quitter l’hôpital avec un accompagnant. Le retour peut se faire à pied ou en voiture.

Il est conseillé de se déplacer et manger assis à table. Il ne faut éviter de rester alité, au risque de la constipation et d’avoir une phlébite.

Pour plus d’informations, vous pouvez aussi consulter le livret d’accueil de la SNFCP

Informations pratiques après l’intervention

Les soins locaux

Dans la plus part de cas les soins post-opératoires sont simples et le patient peut les faire lui-même. Lorsque des soins infirmiers seront nécessaires, une ordonnance des soins infirmiers à domicile sera remise au patient.

Il faut laver les plaies le matin et le soir et après chaque selle avec de l’eau à température ambiante et du savon de Marseille. Pour essuyer, il faut éviter de frotter, un simple tamponnement suffit. Il n’est pas utile de désinfecter les plaies. Un suintement séro-sanglant est normal  et cela pendant 2-3 semaines: il est conseillé de protéger les survêtements par des compresses.

La douleur

La douleur après chirurgie proctologique dépend du type d’intervention réalisée. Elle est plus importante après chirurgie hémorroïdaire et de la fissure anale que après une chirurgie pour fistule anale ou abcès. Les douleurs sont augmentées lors des  premières selles pour diminuer progressivement en 10 à 15 jours.  La prise en charge de la douleur se fait par  une analgésie multimodale :

  • Utilisation d’anesthésiques locaux de longue durée d’action (bloc pudendal)
  • Administration d’analgésiques non opiacés (AINS, Paracétamol)
  • Utilisation des opiacés en cas de contrôle incomplet de la douleur par les analgésiques non opiacés et les techniques d’analgésie régionale.

Une ordonnance préétablie du traitement analgésique sera remise dès la consultation préopératoire pour permettre au patient  d’anticiper l’achat des antalgiques qui doivent être disponibles à son domicile dès son retour.

Le transit

Des laxatifs sont prescrits après l’opération, pour faciliter la reprise du transit et rendre l’évacuation moins douloureuse.

Il est conseillé  une reprise assez rapide du transit. Si à J+3 post-opératoire les selles ne sont toujours pas revenues, il est conseillé de prendre 3 sachets de laxatifs (Macrogol) le matin à jeun et de renouveler ce geste le lendemain si nécessaire.  Une alimentation riche en fibre et une bonne hydratation (boire environ 2L d’eau par jour) accélèrent la reprise du transit.

Vous pouvez consulter le livret d’accueil de la SNFCP