Kyste sacro-coccygien ou sinus pilonidal

Étymologiquement le terme pilonidal est formé des racines latines pilus (poil) et nidus (nid).

Ce terme a été utilisé pour la première fois en 1880 pour désigner un kyste se formant au sein d’un follicule pileux. Le kyste sacro-coccygien est une affection très fréquente et bénigne, observée chez des sujets jeunes, plus souvent les garçons que les filles.

Le kyste sacro-coccygien ou sinus pilonidal est une affection dont l’origine est assez mal connue. Il pourrait s’agir, soit d’affection congénitale, soit d’affection acquise et secondaire à l’accumulation de poils ayant pénétré dans le derme le plus souvent par une petite fossette présente chez certains individus au niveau du sillon interfessier. La localisation la plus fréquente concerne la région sacro-coccygienne. Le granulome secondaire à la réaction inflammatoire, ou pseudokyste, peut rester asymptomatique ou s’infecter et aboutir à un abcès aigu qui peut ensuite se percer à la peau.

Le traitement :

Le traitement du kyste pilonidal est chirurgical.

Devant un abcès (tuméfaction rouge et douloureuse), le traitement est alors l’incision/drainage souvent en urgence sous anesthésie générale de cet abcès. L’objectif du drainage chirurgical est de vider la cavité de l’infection, soulager quasi la douleur et arrêter la progression de l’infection dans les tissus avoisinants.

Une deuxième intervention quelque semaine plus tard sera nécessaire afin d’enlever complètement le kyste contenant les poils.

Devant une infection chronique l’excision du kyste et des trajets de drainage peut se faire de façon non urgente (programmée). L’intervention en anesthésie générale ou loco-régionale, consiste à une incision à losange qui permet l’excision complète des fossettes inflammatoires et des trajets fistuleux. La plaie est ensuite laissée en cicatrisation dirigée sur une durée de six à dix semaines (Voir la fiche informative + lien).